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La méthode LSVT : « penser fort pour parler fort ».

Madame Renevier-Sesquié

Madame Renevier-Sesquié

La méthode LSVT s’adapte aussi bien aux enfants qu’aux adultes atteints de troubles neurologiques, mais elle a été mise au point principalement pour la maladie de parkinson.

 La parole est indispensable pour préserver la vie sociale. Chez le parkinsonien, il y a diminution du volume de la voix, une voix plus monotone, une articulation insuffisante, le souffle n’est pas régulier.

Généralement on ne voit les personnes que quand les troubles sont déclarés. Il vaudrait mieux commencer avant pour éviter d’avoir une déperdition. Si on veut éviter la dégradation, il ne faut pas attendre d’avoir la maladie avancée.

La méthode est basée sur « penser fort pour parler fort ». Quand on commence cette méthode, on fait 4 séances par semaine, c’est quelque chose de très intense.

On va travailler surtout sur la respiration et sur la voix. Améliorer le rythme, la posture, la respiration, l’articulation, cela ne vient pas tout seul.

Le patient doit prendre l’habitude de s’écouter. Au début il va être gêné parce qu’il a l’impression de parler trop fort.

La respiration, c’est le moteur. Il faut d’abord vous décontracter et vous pourrez prendre un plus grand volume d’air et mieux projeter votre voix. La bonne posture permet de mieux projeter sa voix.

Prendre plus d’air, en le projetant, on parle plus fort : çà sert aussi à la déglutition.

Plus vous aurez une articulation musclée, plus vous aurez une déglutition musclée.

Il faut aussi régler le débit. Parmi les parkinsoniens, certains ont un débit ralenti, d’autres au contraire un débit très accéléré. C’est la base, parler fort, projeter fort, avoir le contrôle de son débit vocal, c’est vraiment un travail quotidien.

 Ne pas sous-estimer le travail personnel à la maison. Il faut en faire 10 minutes deux fois par jour, 10 minutes le matin, 10 minutes à midi. La dégradation est quotidienne, donc les exercices doivent être quotidiens. Par exemple, faire des « a » modulés sur plusieurs tons pour lutter contre la monotonie de la voix. Faire de la gestuelle aide à projeter la voix. Commencer par un à quatre mots, puis augmenter progressivement, des phrases quotidiennes que le patient utilise tous les jours et qu’il doit projeter, par exemple : « Donne-moi la laisse du chien, je veux le sortir ».

Prendre l’habitude de lire un morceau du journal le plus fort possible.

La langue a 17 muscles, il y a de quoi faire travailler. Vous pouvez claquer la langue en regardant la télé.

Tout peut être sujet de travail. L’orthophoniste est là pour diriger le chemin, pour donner la technique mais tout ce que les autres peuvent nous apporter, on est preneur.

 Si on cherche ses mots, il faut continuer à avoir une activité intellectuelle, faire des mots croisés, etc…

 Pour les familles : Si vous ne parlez pas fort à votre conjoint parkinsonien, vous ne l’entraînez pas à parler fort.

 En cabinet, c’est de l’individuel. En collectif, au maximum 4 personnes. Si on veut faire du collectif, il faut que çà apporte, que chacun puisse y mettre du sien. Cela amène un peu de stimulation.

 Il faut rester gai, même si çà ne va pas. Rester au milieu des autres. Jean-Baptiste Morgado ajoute, par expérience personnelle : « Si on ne fait pas l’effort de parler aux gens, ils ne savent pas quoi vous dire ».

 

2 thoughts on “Orthophoniste pratiquant la méthode LSVT

  1. Une reference concernant le sujet, on en veux encore merci.

  2. Beaucoup trop court, je vous remercie pour ce plaisir passe a vous lire.

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