Accueil » Evènements » Printemps des Associations le samedi 16 mars 2013 à la Cité du Design à Saint-Etienne

jacques lecomteIl avait lieu dans le cadre de la Biennale du Design, placée cette année sous le thème : « L’empathie et le lien social».

Samedi matin, nous avons pu assister, voire même participer, grâce à de nombreuses questions, à la conférence de Jacques Lecomte : « LA BONTE HUMAINE – Altruisme, empathie, générosité ».

Particulièrement intéressée par ce thème, d’une manière générale et aussi sur le plan neurobiologique à titre personnel, je me suis donc rendue à la Cité du Design où, parmi d’autres associations humanitaires, sportives et autres, j’ai représenté l’Association des Parkinsoniens de la Loire qui avait reçu une invitation.

jacques lecomte.1J’ai beaucoup pensé à l‘Association qui, outre les différentes activités qu’elle propose, offre un climat que j’avais qualifié de « bienveillance » et où chacun peut être baigné et contenu dans une ambiance d’EMPATHIE.

Voici quelques thèmes abordés par Jacques Lecomte :

« L’homme a une propension naturelle à l’empathie ».

 

jacques lecomte.2Du point de vue neurobiologique : Lors d’enregistrement (IRM), on note que « des zones plaisir » sont activées dans le cerveau lors de mouvements de solidarité et de don de soi, qui sont les mêmes que celles activées à la vue d’un mets délicieux, du plaisir sexuel et de l’amour. Ce sont les centres cérébraux de la récompense.

Il n’a pas développé :

–          le rôle de l’ocytocine, hormone de la tendresse, mais l’a évoqué,

–          le rôle des neurones miroirs,

–          le rôle de la DOPAMINE qui nous intéresse tout particulièrement… qualifiée de molécule de la récompense,

mais il y consacre un chapitre dans son livre et on peut dire que du point de vue neuro-biologique notre cerveau est prédisposé pour ressentir du plaisir lors de relation positive avec autrui.

Il a évoqué l’apprentissage coopératif à l’école par rapport à l’apprentissage compétitif, la formation à la MEDIATION dans l’enseignement technique qui existe dans certains établissements, avec de bons résultats.

Plus on croit dans le meilleur de quelqu’un, plus ce meilleur s’exprime.

L’empathie, c’est la tentative de se mettre à la place d’autrui. C’est parfois très difficile, voire impossible.

Il évoque aussi les trois facettes de la bonté : émotionnelle, cognitive, comportementale.

jacques lecomteIl a parlé de la coopération « qui pourrait nous aider à sortir de la crise actuelle », dit-il ; du PARDON ; de la résilience (se reconstruire après un traumatisme).

Il a longuement insisté sur la propension naturelle à la bienveillance, la générosité, avec de nombreux exemples ; il y consacre de nombreux chapitres dans son livre.

Dans l’assemblée, des réactions contraires se manifestaient avec toutes sortes d’exemples à contrario que l’on peut imaginer : violences, etc…

En réponse, il coupait court :

« On est saturé par le négatif, l’évolution des connaissances, la crise… Ce sont trois facteurs qui émergent depuis moins de 10 ans et qui font que l’on s’intéresse moins au POSITIF ».

« Les médias ne soulignent que trop la violence actuelle de la société ».

Il a aussi parlé du Pouvoir.

jacques lecomte.1Pouvoir d’action : savoir prendre des responsabilités, et non pouvoir sur les gens, sur autrui. Le monde a besoin de citoyens responsables.

L’apprentissage du goût des autres, et aussi :

Se sentir élevé par la bonté d’autrui.

L’altruisme fait du bien à son auteur.

La gentillesse est communicative.

Mettre en valeur l’altruisme d’autrui.

La croyance en un moi profond fondamentalement bon.

 

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Jacques Lecomte est le président fondateur de l’Association française et francophone de psychologie positive créée en octobre 2009, qui rassemble des professionnels et de nombreuses personnes qui se reconnaissent dans cette approche de l’être humain.

Il a créé un site de psychologie positive. : psychologie-positive.net

Le livre de Jacques Lecomte : « La bonté humaine, altruisme, empathie, générosité »

aux Editions Odile Jacob

 

Notes partielles recueillies par le Docteur Josette Groulet, administrateur à l’AGPL.

 

P.S. – Josette Groulet ajoute un passage d’un article paru dans le quotidien du Médecin n° 8306, traitant des neurones miroirs :

«  La fonction miroir paraît impliquée dans l’empathie, cette faculté de partager des émotions sans en expérimenter la cause ».

 «  Ainsi, si l’on soumet une personne à une petite décharge électrique sous le regard d’un proche, des neurones miroirs vont être stimulés chez ce proche, identiques à ceux stimulés sous l’effet de la sensation directe ».

On peut donc définir l’empathie comme la reconnaissance d’autrui en soi-même.

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